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Pour se remettre de notre ascension, nous nous sommes offerts quelques jours sur l'île de Manukan au large de Kota Kinabalu. Bien sûr, c'est pas les Perhentians, mais pour une île si proche du continent, y a pire...
Le seul resort de l'île appartient aussi à Sutera Lodge. On peut réserver en se rendant à leur bureau de KK en face du Gaya Center (c'est d'ailleurs là où se trouvent toutes les agences de voyage).
Il faut compter 320 RM pour une superbe suite en duplex avec vue sur la mer.

Le transport au départ de Sutera Harbor (qui leur appartient) vaut 40RM par personne. Mieux vaut se rendre à Jesselton, car le même trajet vaut ici 17 RM par personne (6 RM de terminal fee...). Départ tous les quart d'heure.
Même topo, si vous voulez vous organiser une journée snorkeling. Ne passez pas par les agences, allez direct à Jesselton. Beaucoup moins cher et pratique.
En 10mn nous sommes sur Manukan. Il faut encore s'acquitter des 10RM d'entrée dans le parc national.
Objectivement, ça pourrait vraiment être le paradis, s'ils respectaient des règles simples de sauvegarde de l'environnement: pas de sport nautique, pas de déchets, régulation du nombre de visiteurs, ne pas donner à manger aux poissons...
Pour toutes ces raisons c'est sympa, mais frustrant!
Côté resort, les chambres valent vraiment le coup! En revanche, la restauration est nulle!
Les repas sont servis sous les arbres de la plage. Le buffet est toujours le même, d'une qualité médiocre et du coup cher pour ce que c'est. Quant au service, nullissime! Compter 17RM pour un plat.
C'est d'ailleurs une constante chez Sutera Lodge (nous avons testé plusieurs de leurs hébergements durant notre séjour: Mesilau Lodge, Poring Lodge, Hill Top Lodge, Laban Rata et Manukan). Si l'hébergement est certes inconsistant mais bon dans l'ensemble (avec note particulière pour Hill Top à Kinabalu Park HQ et Manukan) avec un potentiel terrible; la partie F&B est invariablement chère et insipide. Avis au management de Sutera Lodge: si vous avez besoin d'idées, j'en ai quelques unes pour vous...


Bornéo est réputé pour être un des meilleurs spots d'Asie du Sud Est pour observer des animaux en liberté. Nous ne nous sommes donc pas fait prier pour aller passer quelques jours dans la jungle, du côté de la Kinabatangan River. Des amis nous avaient conseillé de faire un saut chez Uncle Tan, une agence avec un camp dans la jungle qu'ils avaient déjà expérimenté.
Nous avons tout d'abord passé une nuit dans leur annexe, pour nous rendre au centre de sauvegarde des Orangs Outangs à Sepilok (nous en parlerons dans un autre post). L'ambiance y est plutôt détendue, et nous sympatisons rapidement avec une famille canadienne, expatriée au Caire. Nous dormons dans des dortoirs relativement propres, mais il faut bien avouer que leurs locaux sont un peu pourris, et surtout trop petits pour accueillir tout le monde.

Le déjeuner englouti, nous nous dirigeons vers le camp de base, situé en pleine jungle. Après une bonne heure de minivan, nous sautons dans les barques, et dès cet instant, il faut ouvrir bien grand ses yeux, car les premiers animaux font leur apparition. Le notre aurait été dur à rater, sur le rivage, un croco dépassant allégrement les 4 mètres se faisait dorer la pilule la gueule grande ouverte.



Le package comprend deux nuits au camp, pour 2 jours pleins d’exploration. Une fois vos quartiers pris dans un des bungalows, le groupe se réunit pour faire connaissance, et apprendre les règles de vie du camp, comme pas exemple ne rien laisser trainer pour éviter de se faire dévaliser par les macaques à longue queue.

Un temps libre vous est alors proposé, soit pour explorer les lieux, ou vous joindre à la traditionnelle partie de foot et de volley. D’énormes phacochères se sont familiarisés avec l’animation du camp et passent régulièrement sur le terrain de foot.

A la nuit tombée, le chef d’équipe vous briefe sur différentes espèces observables, puis, il n’y a plus qu’à sauter dans l’une des barques pour spoter vos premiers animaux. Le jungle-guide balaye la rive et les arbres à l’aide d’une puissante lampe à la recherche des yeux scintillants des animaux. 

Au bout d’une heure, il est temps de regagner votre couche pour passer votre première nuit au son de la forêt primaire. Les dortoirs sont spartiates, mais grillagés pour éviter l’intrusion inopinée d’animaux. (Il y a quand même quelques histoires de migales, scorpions et serpents ayant réussi à passer les grillages...)
Le lendemain matin, debout à 6h00, les animaux se lèvent tôt pour se nourrir, c’est donc un moment stratégique pour les observer. C’est à nouveau dans les barques que la traque s’organise. C’est un moment idéal pour observer les singes proboscis, mondialement célèbres pour leur énorme nez, les crocodiles et les kalaos.


Une fois rentrés au camp, il est temps de prendre des forces, car la seconde partie de la matinée se déroule à pied. Cette partie du tour est plus axée sur la découverte de la flore, mais il est malgré tout possible d’apercevoir des animaux.


L’après midi est l’heure de la sieste pour tout le monde, elle passe entre deux ronflements, une partie de carte et un balancement de hamac, mais avant la tombée de la nuit, nous embarquons à nouveau dans les bateaux pour une nouvelle balade.
Ne croyez pas vous reposer en rentrant au camp, car après le diner, une randonnée de nuit dans la jungle est organisée pour débusquer des animaux visibles uniquement à cette heure-ci (pitons, scorpions, chats sauvages…).




Uncle Tan est l'endroit en Asie du Sud Est où nous avons pû observer le plus d'animaux sauvages, mais malheureusement, nous n'avons pas vu d'éléphants. La promiscuité dans cet endroit rustique et sauvage crée des liens plus rapidement qu'ailleurs, sûrement grace au fait de partager une expérience unique ensemble.
Nous recommandons vivement la destination et le camp d'Uncle Tan. Attention, très populaire, donc il est vivement conseillé de réserver.
Combien ça coûte?
320 RM/pers. pour le package 3j/2N + 60RM par jour supllémentaire si on souhaite prolonger.
25RM/pers. en pension complète au camp de base à Gum Gum sur la route de Sepilok.
Pour réserver: natt@uncletan.com
Prendre les bus SIDA Express de KK à Sendakan (6h pour 30-35RM). Le bus vous laisse en face du camp de base sur demande.
Il est bien normal de rendre hommage à ceux et celles qui se cassent le dos (voir un poil plus bas aussi), pour nous monter nos bières, chocolat et nouilles...
Voici donc quelques photos de ces sportifs de haut niveau en pleine action: Regardez les cuisses!




Un ciel de fou ce soir-là, voyez vous-même:





Avec son sommet à 4095m, Kinabalu est le plus haut sommet d'Asie Sud Est et le 2nd d'Asie après l'Himalaya (bien après...).
Kinabalu est dérivé du mot "Aki Nabalu" qui signifie la montagne sacrée des esprits. Pendant longtemps, la montagne a été interdite à la grimpette par peur de déplaire aux esprits. Quand l'expédition de Hugh Low en 1851 s'attaqua au sommet, il fallut s'acquitter des sacrifices obligatoires (toujours en vigueur de nos jours une fois par an).
C'est quand même pas malin d'avoir donné un nom pareil au plus haut sommet... (Low's pic...)
L'ascension du mont Kinabalu est à faire une fois dans sa vie. Nous y sommes donc passés, pour pouvoir cocher cette case de choses un peu cinglées à faire un jour.

La préparation est un des éléments à ne pas négliger. un mauvais équipement peut tout faire rater. Ce n'est donc pas le moment de choisir la paire de chaussure la moins chère, ou de rapiécer ses chaussettes favorites.
Dans l'avion, on fanfarrone, on se sent fort et super impatient de grimper la montagne. Puis après 2 heures de bus, on se retrouve devant elle, qui surplombe de beaucoup toutes les autres, surmontée d'une barrière rocheuse terriblement impressionnante.

A partir de ce moment, on fait tout de suite moins le malin, et on n'a plus qu'une seule envie, repartir en courant dans le sens inverse.
L'ascension peut se faire par deux voies différentes (se rejoignant au km 4.5):
- Au départ de Mesilau, la plus longue et la plus dure.
- Au départ du QG du Parc National de Kinabalu: Un peu moins long mais dur quand même.

L'ascension ne peut se faire sans guide, ce qui est dommage à notre goût, puisque de toutes façons, il a marché à 90% du temps très loin de nous. Des checks points de temps en temps suffiraient, mais il faut bien faire travailler les gens du pays aprés tout!

L'ascension s'échelonne en deux étapes: la première rejoint le camp de base de Laban Rata; la deuxième donne l'assaut final au petit matin puis la descente jusqu'en bas.
Jour J:
Le PDJ est plutôt angoissé car nous baignons déjà dans les nuages.
Nous laissons notre sac à la consigne (10RMB par sac) et attendons Real Holidays, l'agence qui organise notre ascension. En 20 minutes, ils nous conduisent en minibus au Tipohon Gate, le point départ officiel.
Les 2 premiers kilomètres sont décontractés. Le rythme est soutenu, et nous croisons les trekkeurs descendant en leur faisant de beaux sourires, et de joyeux "helloooo"! On en profite même pour larguer le guide et le groupe qui lambinent un peu trop à notre goût.
Les choses se gâtent avec la pluie.
Et au bout du 4ème km, la pente finit par vraiment devenir raide, les jambes s'allourdissent, et les joyeuses salutations se transforment en éructations incompréhensibles. Mon cher mari me menace même de me tuer pour l'avoir emmener là au km 4.5...
Le dernier kilomètre avant le refuge est terrible, même les sherpas qui jusque-là nous doublaient sans soucis, s'arrêtent pour souffler.
En revanche, la beauté du paysage est inversement proportionnelle à la douleur. La roche se fait de plus en plus présente et les arbres dégoulinent de mousse fluorescente.
Puis, c'est le soulagement, nous arrivons au refuge, dans un temps tout-à-fait honorable de 4 heures (certains mettront plus de 6 heures...).
Le sommet se dégage subrepticement pour nous laisser entrevoir ce qui nous attend le lendemain.


Une ambiance sympa règne au refuge: les uns soulagés, les autres exténués endormis sur les tables de la cantine. Les installations sont propres, et l'on jouit d'une vue splendide au dessus des nuages. Des framboisiers sauvages pullulent, et nous nous laissons aller à une dégustation somme toute réfléchie... il faudrait pas être malade pour la deuxième partie de l'ascension.
La nourriture servie ici est réputée être la plus mauvaise d'Asie. On confirme! Il nous semble juste que par respect pour les sherpas qui montent les ingrédients jusque-là, les cuistos pourraient s'appliquer un minimum, et servir des nouilles chaudes.
Il fait 12°C.

Mais il est vite l'heure d'aller se coucher, car le lendemain matin, lever à 2 heure pour assister au lever du soleil depuis le sommet.
Bip bip bip, "hein qu'est ce que c'est???". 1 personne sur 4 n'a pas le courage de se lever à cette heure-ci et de repartir pour le calvaire. Alors, on se fait violence, et on y va. La montée se fait à la lampe torche, ce qui ajoute une ambiance unique au lieu. On se retourne, et on se retrouve poursuivis par des serpents de lumière qui ondulent sur la montagne.
Cette partie est dure physiquement (je me suis surpris à ramper sur un rocher sur les 20 derniers mètres), mais le manque d'oxygène est encore plus éprouvant que le dénivelé. Ambiance Gitane maïs dès qu'on fait un pas!
Après le check point, on suit la corde blanche comme notre ligne de vie. Un pas, un souffle, un pas, un souffle...
Puis c'est la délivrance, ce foutu sommet est enfin vaincu, on va enfin pouvoir se reposer! Et bien non, en haut il fait zéro, et il faut sans cesse sautiller pour ne pas geler sur place, sauf un Japonais qui s'est endormi, et dont les ronflements raisonnent dans toute la vallée.

Puis enfin, voilà le soleil qui illumine la montagne et surtout qui nous réchauffe, on s'en met plein les yeux, mais il faut déjà descendre au refuge, car devant 8.8km de descente nous attendent.
Kota kinabalu, doudou 228
Vidéo envoyée par rvmilie
Le petit dej englouti, on s'attaque à la descente. Tout le monde nous a dit que c'est encore plus dure que la montée, et bien c'est vrai!

La fatigue accumulée et les impacts continuels aux genoux augmentent les risques de chutes et de blessures, alors autant prendre son temps. Au total 3h30 pour descendre.
Les personnes l'ayant déjà fait et qui vous disent que c'est facile sont des menteurs.
Edmundto, un des guides rencontrés dans le bus qui fait la navette Mesilau/Kinabalu HQ, a fait 28 fois l'ascension. Selon lui, tout est dans la tête. Certes, mais un peu dans les jambes aussi...
On est vraiment fiers de nos dîplomes, vous savez, comme le jour où vous étiez tout petit, et que vous êtes revenus de la piscine avec votre brevet de 25 mètres (en fait on l'a jamais eu, ni un ni l'autre...).

A peu prés tout le monde peut le faire, avec un minimum de condition physique, mais il faut vraiment en avoir envie, c'est vraiment dur! D'ailleurs, nous avons marché comme un cow boy qui a perdu son cheval durant les 3 jours suivants.
Nous on l'a fait, à votre tour, ha ha ha!
Parlons un peu organisation:
Tout d'abord, figurez-vous que vous n'êtes pas les seul à vouloir grimper, et que le nombre de places au refuge est limité. Il vous faut donc réserver votre ascension au moins deux mois à l'avance.
Si vous n'êtes pas aussi prévoyants (comme nous), votre seule chance, c'est de passer par une agence qui a bloqué des allots. Nous sommes passés par Real Holidays, et c'était impec. Total de la plaisanteraie:1300RMB pour 2 personnes (280E).
En indépendant:
Il faut compter l'entrée du parc (10RMB) + l'autorisation pour grimper (100RMB)+ le guide (70 à 80 RMB selon le nombre de personnes dans le groupe) + la nuit à Laban Rata (46RMB) + les déjeuner (30 RMB), diner (33R), PDJ à Laban Rata (25 RMB) + le certificat d'ascension (10RMB) + assurance (7RMB)+ transfert HQ à Timpohon A/R (environ 10RMB selon le nombre de personne).
Soit un total d'environ 330 RMB par personne. Beaucoup moins cher, mais faut-il qu'il y ait de la place.
L'autre option étant d'attendre le matin au départ au cas où il y ait des désistements.
Pour réserver la nuit à Laban Rata: http://www.suterasanctuarylodges.com.my/labanrata.htm#Accommodation
Intéressant aussi ce que l'agence nous conseillait d'amener:(voir fichier)
A noter: Finalement inutile d'apporter (et dans apporter, y a porter!) les sacs de couchage et serviettes de toilettes qu'ils prêtent à Laban Rata sous réserve que vous les ayez réservé la veille au HQ.
Ca n'aura pas été facile de se décider où partir pour ces 10 jours de vacances, tellement il y a d'endroits magiques à visiter en Asie du sud-est. Aprés de longues discussions, nous avons opté pour la Malaisie. Nous nous sommes donc rendus à Kuala dans la jungle de Taman Negara, sur les îles Perhentians et dans les Cameron Highlands...

Nous n'avons pas perdu de temps, car dès notre arrivée à KL, nous avions rendez-vous avec Cyril, un Français vivant à KL, mais qui s'apprête à déménager à Bangkok. Il nous a fait visiter la ville en commençant par Little India, China Town, puis les Tours Petronas. (les plus hautes tours jumelles du monde depuis les attentats du 11 septembre, vous imaginez déjà les mauvaises langues...)
Le lendemain matin nous avons mis le cap sur le parc national du Taman negara.
Aprés 3 heures de bus et 3 heures de pirogue, nous sommes arrivés à Kuala Tahan, petit village, où le trekking dans la forêt vierge est l'activité principale.
Le soir-même, nous sommes donc partis dans les palmeraies en Land Rover pour débusquer les animaux de nuit à l'aide d'une grosse lampe torche. A notre tableau de chasse, 2 serpents: un chat sauvage, des oiseaux et pleins d'yeux rouges vus de très loin. Le lendemain matin, nous avons joué les tarzans sur le Canopy Walk. C'est le plus long pont au monde posé sur la canopée, il mesure plus de 500 métres. De là, on a vue sur toute la vallée, sur des tas d'oiseaux et les écureuils. Si Emilie était très à l'aise sur ce pont de singe, je dois bien avouer que je préfère largement avoir mes pieds bien sur terre.
Ensuite, nous avons traversé un bout de jungle pour nous rendre dans un observatoire près d'un point d'eau, sensé attirer les animaux la nuit. A l'abris des tigres et des éléphants dans notre cahute sur pilotis, il s'agit de débusquer les animaux à l'aide de notre lampe torche. Nous étions 7 guetteurs: 2 Japonais, 2 anglais (Marc et Kate), 1 Malais (Kap) et nous. La soirée a commencé par un gros orage tropical. Une fois le grain passé, une partie du groupe décida d'aller se coucher (sur de superbes planches de bois), pendant que le reste montait la garde pour voir les animaux.
Quand Kap est rentré dans sa couche, nous avons entendu un cri bestial qui ressenblait à ceci Shit **^$&*!!§§§ fucking**§§§°°°°rats" fin de citation! 3 énormes rats de la taille d'un chat sont sortis de son sac complétement déchiqueté, et sont partis se réfugier sur le toit. A partir de ce moment-là, nous nous sommes mis à guetter les animaux dans le refuge et non dehors. Aprés une nuit blanche de sommeil et d'animaux (hors rats que nous avons chassés toute la nuit!), nous sommes rentrés au village pour poursuivre notre voyage. Seulement, la pluie avait fait sortir les sangsues de la forêt, et nous avons dû nous battre sauvagement pour ne pas nous vider de notre sang. Emilie s'est fait mordre une fois, moi pas. Il est bon à savoir, que pour faire lacher une sangsue, il faut lui verser du sel dessus ou de la cendre de cigarette.
Aprés ces émotions, nous avons été nous réfugier dans les îles Perhentians:
Nous avons débarqué sur l'île de Besar (Grande), mais nous sommes partis dés le lendemain matin, car l'ambiance était un peu trop familliale à notre goût. Nous nous sommes dirigés sur Kecil (Petite), qui est réputée être celle des routards. En effet, nous nous sommes tout de suite sentis dans notre élément, et nous avons pu passer aux choses sérieuses.

Ces îles sont réputées dans le monde entier pour la plongée ou le snorkeling. Nous ne plongeons pas encore, nous avons donc opté pour la 2éme solution. La pub des organisateurs de tours est " des tortues et des requins à chaque sortie en mer", et la publicité n'est pas mensongère. La veille des plongeurs sont revenus en disant avoir vu un requin de 5 mètres. Nous avons commencé par "romantic beach" pour ses coraux. Ensuite, Le "Turtle point", à cet endroit, nous avon nagé avec 3 tortues de 100kg chacune, mais nous avons continué à en voir tout le long du tour. J'ai même pu en caresser une au moment où elle remontait pour respirer! Nous avons observé des requins corail au "shark point", une dizaine mesurant de 1 mètre à 1.50 mètres.
Nous avons continué avec le "fish garden", où nous avons barboté au milieu de poissons multicolores. C'est ici que j'ai suivi une tortue pendant tout un moment, jusqu'à ce que je comprenne qu'elle m'emmenait dans une tanière à requins. Les premiers étaient petits, et je trouvais ça sympa de m'avoir emmené là, mais je suis tombé nez à nez avec leur maman de 3 mètres, et j'ai décidé qu'un de nous était de trop. J'ai donc battu le record du monde de 500 mètres crawl pour rejoindre le bateau.
Nous avons fini cette magnifique journée de snorkeling par le coin des poisson clown (Némo). Ces poissons sont trés curieux, et quand on tend la main vers eux, ils viennent se faire chatouiller le ventre.
Notre séjour dans ces îles a été formidable, et nous serions rester plus longtemps si on ne devait pas aller dans un endroit tout aussi beau, les Cameron Highlands.
Cet endroit ressemble au potager de la planète. Il y fait entre 15 et 30 toute l'année et y pleut tous les jours en fin d'aprés-midi. Cet endroit est trés connu pour ses plantations de thé (Boh) et sa forêt vierge. C'est ici qu'a disparu Jim Thomson, mais cela fera l'objet d'un autre article.
L'objectif était de voir des nepenthes (plantes carnivores)et des rafflesia (plus grande fleur au monde). Nous avons pris un tour qui commençait par la visite des plantations de thé, et qui nous promettait de voir ces merveilleuses plantes. Les collines des plantations, sont recouvertes sur des hectares d'arbres à thé, vu d'en haut, on s'imaginerait skiant dessus comme sur une piste verte. Nous sommes ensuite montés en haut de Gunung Brichang (2000m) pour voir une forêt recouverte de mousse. C'est là que nous avons observer les Nepenthes, j'étais aux anges!

Après une pause repas bien méritée, nous sommes partis en quête de la rafflesia dans la jungle des highlands. Cette fleur reste trés difficile à trouver, car elle pousse plus comme un champignon que comme une fleur. Elle est posée à même le sol, et vie durant environ 5 jours. Elle pése jusqu'à 7 kg, et peut faire jusqu'à 70 cm de diamètre. Celle qu'on a vue était en fin de vie, et avait perdu de sa couleur rouge sang.
Aprés toutes ces aventures, nous voilà de retour dans nos penates Thaïlandaises, pour préparer notre prochain voyage au Japon qui aura lieu 36 heures plus tard!